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Elle finance ses études secondaires grâce à la vannerie.

Par Maurice Tuninahazimana

Au lieu de toujours vivre de la dépendance économique, Violette Habonimana a opté d’exploiter ses talents pour vivre. Cette jeune élève native de la province Bujumbura réalise des exploits grâce à la vannerie et  finance  elle-même ses études secondaires.

Finaliste en informatique de gestion, Violette Habonimana, sans être soucieuse de son niveau d’études, a choisi la vannerie en fabriquant des paniers, très légers même, dont les usagers peuvent se servir substituant des sacs à main pour  transporter des denrées alimentaires.

 Ce métier qui était l’apanage des personnes non instruites commence à devenir le choix optimal des alphabétisés.  Violette fait remarquer que l’idée de l’exercer a surgi en elle après avoir été confrontée à des problèmes financiers risquant même d’abandonner ses études. “J’ai commencé le métier de vannerie quand j’étais en 2ème année  en informatique de gestion, il y a une année.  C’est après avoir connu des problèmes financiers causés par la disparition de l’un de mes parents que j’ai eu l’idée d’être formée pour pouvoir fabriquer ces paniers dans le but de me procurer de l’argent afin de faire face à ces problèmes», témoigne Violette.

Elle indique qu’elle peut gagner sa vie estudiantine grâce aux revenus tirés de ce métier.  “Je  peux fabriquer un panier dans 1h30min et je le vends à quatre mille francs burundais (4000fb). Comme ça, je ne peux pas manquer de quoi  manger, des habits, des produits cosmétiques et du matériel scolaire. Je peux aussi me faire payer le loyer et les frais scolaires en cas de nécessité», dit-elle.

Faire  face au volume horaire des études en classe terminale parallèlement avec le métier de vannerie peut paraître compliqué pour un observateur non-averti. Cependant, Violette confie pouvoir marier les deux activités sans aucune entrave.

“Ça ne m’empêche pas de bien suivre et réussir les cours. Normalement, je le fais après la classe à mon arrivée à la maison, quand je n’ai pas de  la matière à réviser et spécialement pendant les vacances”. Elle affirme que même après l’obtention de son diplôme, elle ne va pas sous-estimer ce métier, mais qu’elle va continuer à l’exercer en attendant qu’elle soit embauchée. Elle prodigue en fin des conseils à la jeunesse  plus particulièrement aux élèves de ne pas mépriser un métier, petit soit-il, mais plutôt de chercher des activités à entreprendre pour épauler leur parents.

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Gaspard Maheburwa

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