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Ijwi ry'impfuvyi n'abapfakazi

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Les jeunes multipartites travaillent ensemble au Burundi : un phénomène contraire aux préjugés

Par Jean-Nepomscène Irambona

Depuis les années 2010, les processus électoraux ont été souvent marqués par des tensions entre les jeunes militants de partis politiques. Cela se soldait des fois par des cas de blessures ou de décès, de détention voire l’exil. La situation change pourtant vers mars 2020, à Ngozi, quand un groupe de jeunes gens se mirent d’accord qu’ils doivent travailler ensemble pour leur auto développement malgré les divergences politiques.

Ils sont regroupés autour de la CJUDI. Cette dernière est  une coopérative née en province de Ngozi au Nord du Burundi. Elle réunit en son sein les jeunes issus de 7 partis politiques qui sont le CNDD-FDD, CNL, UPRONA, SAHWANYA FRODEBU, FNL, RANAC et UPD-ZIGAMIBANGA.

 « Après une formation en élaboration des projets et sur le patriotisme organisée par BLTP (Burundi Leadership Training Program), les jeunes se lancent dans la réalisation des projets agro pastoraux », informe Bosco Ndayishimiye, président-fondateur de la coopérative.

 Rencontrés à la colline Nyarugunda en commune Gashikanwa où ils récoltaient du maïs semé pendant la saison culturale A, ils saluent l’étape déjà franchie. « L’unification des jeunes multipartites qui, jadis, se regardaient en chien de faïence, a presque réussi aujourd’hui », se targue B. Ndayishimiye dans une interview accordée à la Radio TV Buntu.

 Sur un terrain de plus de 3 ha, les coopérateurs se présentent en tenue de leurs formations politiques d’origines respectives mais avec une vision commune : l’autonomie financière et le développement communautaire. « Nous nous sommes rendu compte que la pauvreté est le seul ennemi qui guette notre société et la jeunesse en particulier », poursuit-il. L’avis est partagé avec le vice-président de la coopérative Charles Bizimana. Membre du Conseil National pour la Liberté (CNL), il se dit convaincu que les jeunes constituent une force vive de la nation et du monde en général, agissant pour le bien commun. Maïs

«  Et lorsqu’ils ont la possibilité d’exercer leurs droits, leur énergie permettra de susciter des changements positifs », estime ce jeune homme. Pour ce faire, la jeunesse africaine ne peut que profiter de ce capital (la force) pour travailler dans le souci de s’auto prendre en charge. Sinon, explique Bizimana, ils seront éternellement la catégorie la plus ciblée par les manipulations politiques au niveau de la société, faute de moyens financiers.

Christine Ntabareha membre du FNL et chargée de la trésorerie au sein de la CJUDI a , quant à elle, apprécié la vision de la coopérative et n’a pas tardé à adhérer. Elle explique que le monde féminin n’est point épargné par les différends qui éclatent entre les jeunes des partis politiques, surtout avant et pendant  les élections voire la période post-électorale. «Espérons que notre union pourra inspirer la jeunesse des autres coins de l’Afrique et de toute la planète qui se laisse impliquer dans des conflits socio-politiques pour ne rien gagner !», rassure-t-elle.

Et dans le cadre de vulgariser la vision, des descentes ont été effectuées ici et là au Burundi avec l’appui de certaines ONG locales comme le BLTP et le CNAP. « Il y a également des jeunes venus de différentes provinces pour leur partager l’expérience », raconte le président de la CJUDI. « Notre rêve est d’étendre le projet jusqu’au niveau de tout le territoire burundais, mais ici, l’appui de tout un chacun s’avère indispensable », insiste Ndayishimiye. Il adresse ses sincères remerciements à la Coopération Suisse et l’Union Européenne qui se sont déjà rendues sur terrain pour s’enquérir de la situation, révélant que la coopérative est dotée d’un bureau grâce à l’appui de la Coopération Suisse qui l’a d’ailleurs équipé.

S’agissant des perspectives, la CJUDI compte investir dans la transformation des céréales comme le soja et la production de la viande de porcs pour l’exportation, un projet qui cadre bien avec le programme du gouvernement. Et actuellement, chaque membre de la coopérative possède une chèvre à la maison tandis que le Chef de l’Etat a octroyé des vaches à ces jeunes en vue d’encourager leur initiative.

Gaspard Maheburwa

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